Le colloque « Santé et itinéraire professionnel : état des connaissances et perspectives » a été organisé le 22 septembre 2015, par la Dares et la Drees. Son objectif était de faire un point sur l'état des lieux des connaissances du lien entre la santé et l'itinéraire professionnel.

 

Les données s’appuient sur les travaux les plus récents issus de l’enquête Santé et itinéraire professionnel de 2006 et 2010 (SIP 2006-2010).

Cette enquête pose les questions des relations entre emploi, conditions de travail et santé dans leur dimension diachronique. Il s'agit d'une réponse de la DARES et DREES à des lacunes de couvertures statistiques sur l'interaction entre santé et travail.

Les objectifs sont :

- avoir une meilleure connaissance des déterminants de la santé liées aux conditions d'empoi et aux parcours professionnels

- pouvoir repérer l'influence de l'état de santé sur le parcours professionnel, les aléas de carrière

- disposer d'un aperçu large des expositions des travailleurs aux RPS en ce qui concerne l'enquête de 2010

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/de_197.pdf

Quelles perspectives ? (extraits de ce document d'études publié par la DARES en janvier 2016)

"- les différences selon le sexe doivent être largement intégrées dans toutes les démarches de prévention

- corriger des contraintes psycho-organisationnelles en particulier en investissant dans la prévention

- accent sur la prévention de manière à travailler de façon pluridisciplinaire avec des médecins, infirmières, préventeurs, ergonomes, DRH, ...

- prendre en compte la pénibilité au moment du départ à la retraite n'est pas une démarche de prévention mais plutôt de compensation de la pénibilité. Il faut donc intervenir en amont

- il n'est pas démontré scientifiquement que des caractéristiques défavorables du travail n'ont pas d'incidence une fois quitté la vie professionnelle. C'est le cas par exemple de la saleté sur le lieu de travail ou du trajet domicile/travail

- la prévention passe par l'adaptabilité des postes et personnes en permettant l'évolution professionnelle

- la pénibilité psychique, notamment le manque de reconnaissance, à un impact sur la dégradation de la santé. Les managers doivent envisager différents actes de reconnaissance de personnel sans nécessairement mettre en place des primes. Il s'agit de travailler sur le capital humain

- reprendre la main sur le travail c'est-à-dire faire un travail de qualité tout en sortant de la vision de souffrance au travail".